Attention, voila du rock (n’roll, à Billy, à Léon, comme vous voudrez). Dès la première écoute, l'effet est saisissant : une élégante tension se maintient sur la plupart des titres, crus, énervés, écorchés, de ce premier album d'Hanni El Khatib, sorti le 3 octobre . Evidemment, on a le sentiment d'avoir déjà entendu cette rage chez les plus médiatiques Kills, les écorchés Black Keys ou chez le plus sombre The Legendary Tigerman. Mais Hanni El Khatib, avec sa crudité glamour, pourrait bien à son tour apporter sa pierre à une appréciation plus large d'un rock néoprimitif, viscéral et sensuel. Il décrit lui-même sa musique « comme un grand mélange de ses différentes influences et inspirations » et pense qu'il fait « simplement du rock'n'roll ». Honnêtement, je n’ai pas envie de le contredire. Bref, l’ensemble est un beau mélange de rock garage, folk et blues. Hanni El Khatib alterne les styles pour un ensemble réussi de bout en bout. Ecoutez l'énergique « Build. Destroy. Rebuild »
ou encore les titres phares comme « Dead Wrong », ou « Loved One » proposés ici en images. Multi-instrumentiste, auteur-compositeur-interprète et simplement accompagné d'un batteur sur scène, Hanni El Khatib impressionne et a tout pour plaire au public avec ce très bon Will the Guns Come Out. Yeah !!!