Björk : attention, la diva est de retour avec son 11ème album studio et comme d’habitude, elle risque d’émerveiller, de décevoir, d’agacer ou envoûter. En pensant et composant son onzième album pour l’iPad, la star islandaise innove encore .Certes, mais en ce qui me concerne, elle n’a pas encore sorti un album ultra original et différent. Non, elle ne se renouvelle pas tant que ça, Björk fait du Björk, et c’est pour ça que je l’aime. Son mélange électro et pop ciselé atteint encore les hautes cibles de la grande musique. Son univers onirique et fantasque séduit de nouveau. Dans Biophilia,il y est question d’harmonie entre l’homme, la nature et la technologie. Elle y peint un univers où la musique semble prendre vie sous forme de cellules, de virus, de chromosomes, mais aussi de lave, d’éclair et de poussière de Lune ! Biophilia est une œuvre complexe et éblouissante, forcément volcanique, frissonnante, pionnière, qui déroutera. Qui m’a dérouté et emballé. Les titres de ses chansons font référence à l’influence des éléments, mouvements la lune, montée des marées, saisons, solstices, etc. Une musique des mondes : Moon, Thunderbolt, Cosmogony, Solstice… Oh, pour être Franc, il y a des titres que je zappe, il y a des territoires où elle souhaite m’emmener que je refuse de pénétrer. Car je ne suis pas expérimental, j’ai été nourri aux Beatles et si je n’ai pas ma p’tite mélodie à laquelle m’accrocher, je perds le fil. Mais l’album contient de sacrées perles : Crystalline, Virus, Sacrifice et Mutual Core sont autant de petites merveilles de l’islandaise qu’elles vous feront vite oublier les lourdeurs de Hollow ou encore Dark Matter.Un beau joyau.