Les voici, enfin, les albums de 2009 que j’ai retenus pour les glisser dans mon top 20. Comme l’an dernier, le critère retenu aura été celui-ci : sont dans la liste les albums les plus écoutés. Tout simplement. Il est vrai que ce ne sont pas les plus révolutionnaires ni les plus branchés, d’où l’absence très regrettable d’albums très récents ( Florence+The Machine, Paloma Faith, Atlas Sound, The Antlers) ou d’autres petites merveilles dont je sais qu’il me faudra une replongée dans quelques semaines (The XX, Benjamin Biolay, Julian Casablancas, Wintersleep, Phoenix,The Temper Trap ou Kings of Conveninence) pour savoir, objectivement et en toute impartialité s’ils auraient leur place dans le top 20. Et puis de toute façon, il faut bien s’arrêter un jour !
Bref, les albums de la liste que je propose, ils me plaisent tous, surtout les 20 premiers (hé hé) avec une grosse préférence pour le haut de la liste mais les règles sont les règles. Je les impose aux autres alors il n’y a pas de raison que j'y échappe! Allez, on se retrouve le 30 décembre pour le Best of Vox.
1. Sophie Hunger : Monday's Ghost
Un recueil de chansons folk mâtinées de jazz, de rock et de pop qui captent l'attention dès les premières secondes grâce à ses multiples atouts : il y a tout d'abord la voix, à la fois puissante et douce ; la qualité des arrangements (guitare sèche, piano, flûte, trombone, batterie... ) et enfin, l'alternance de pop/folk songs imparables et de morceaux plus atmosphériques. Vraiment, un grand bravo !
2. The Asteroids Galaxy Tour : Fruit.
Leurs influences tournent entre le groove, la soul façon Marvin Gaye ou Stevie Wonder et la pop syncopée des seventies. Un mix hypra efficace. Les six membres du groupe, jouent à peu près tous les instruments et l'ensemble nous offre un son pop-funk, rétro, psychédélique très rafraichissant.
3. Fredo Viola : The Turn
The Turn est tout simplement un album génial, de toute beauté, expérimental, certes mais très pop et difficile à étiqueter. Homme d'atmosphères et d'images sensorielles, Fredo Viola est surtout un amoureux éperdu de la voix humaine, un garçon sensible qui évoque parmi les plus belles voix actuelles, celles de Antony and the johnson, Andrew Bird, Sufjan Stevens ou Thom Yorke. Un grand disque, un disque rare à découvrir sans trainer.
4. Peter Von Poehl : May Day
De la grâce, de la beauté et de la pureté... Eh bien ce sont ces mêmes les termes qui conviennent pour qualifier le deuxième album du plus français des suédois. Moins introverti, plus accessible mais parfaitement maitrisé. Ses compositions sont délicates et serties d'orchestrations impeccables.
5. Wild Beasts : Two dancers
Honnêtement, je ne trouve pas les mots pour décrire cette pop remplie d’originalité et en même temps pleine de schémas classiques. C’est beau, super bien fait et voila, j’aime. Entre grandiloquence émouvante et délicate intensité.
6. Bill Callahan : Sometimes I wish we were an eagle
Une voix grave, obsédante et certainement des textes profonds, mélancoliques qui rappellent Leonard Cohen, Mark Lanegan ou encore l’univers de Bon Iver. Un disque grave, poignant. C’est beau, triste et superbement interprété.
7. Soap & Skin : Lovetune for Vacuum
Intrigante et inquiétante, gothique et mélancolique à souhait, on la dirait sortie tout droit d'un film (pas drôle) de Tim Burton. Ses chansons hantées, bizarroïdes mais d’une grande profondeur émotionnelle, nous transportent car cette jeune femme a un talent indéniable. C’est sûr, son univers musical est loin d’être très gai mais c’est de toute beauté
8. Peter Doherty : Grace/Wastelands
Bonne surprise : pour ses premiers pas en solo, l'émouvant bad boy livre un album poétique et lumineux. Dans son album solo, Grace/Wastelands , Doherty s'expose enfin, avec un son à dominante acoustique et pop façon sixties . Un opus qualifié de brillant par la critique et qui devrait enfin imposer Doherty comme un véritable musicien doublé d'un songrwiter de talent.
9. Arctic Monkeys : Humbug
Avec Humbug, leur troisième album, les Arctic Monkeys passent du statut de jeune pousse du rock à celui de valeur sûre de la pop. Les plaintes des débuts sont devenues de savoureuses mélodies, faussement désabusées. La musique des Arctic Monkeys semble respirer enfin, elle a trouvé son pouls, son rythme et jamais ne se perd.
10. Ariane Moffatt : Tous les sens
Disque urbain, au croisement d'influences européennes et nord-américaines, ponctué de confessions touchantes de solitude et de sincérité. L'Equilibre, titre obsédant, ose un balancement fragile de noirceurs et de lumières, de désirs et de vertiges ; il résume à lui seul tout l'esprit de ces chansons de et dans tous les sens. Un bel album, honnêtement.
11. Bat for Lashes : Two Suns
Two Suns perpétue la magie du précédent opus. Mieux, il affine plus encore un style propre en se débarrassant de ses plus pesantes références (Kate Bush et Björk) pour tisser un ensemble qui brille par la cohérence de son atmosphère, de son ambiance. L'Anglo-Pakistaine au savant look hippie chic habille toujours ses captivantes mélopées planantes de nappes sonores rythmées, quasi tribales et synthétiques. Et une voix envoûtante. Un régal.
12. Cornershop : Judy sucks a lemon for breakfast
Un album très seventies qui risque de vous faire décoller très vite. Une formation indo-britannique pluriculturelle et militante. La musique, elle, est euphorisante et rayonnante. Une succession impeccable de chansons pop-rock au groove entraînant, où chaque clin d'œil ou cliché tombe à pic : rock sale, disco, bollywood, groove qui transpire sous les aisselles, cœur gospel en rut, mélodies pop à tous les étages, un peu de dub, de ska, d'électro et autres trouvailles car on les sent bien assoiffés de tous les sons et genres.
13. Passion Pit : Manners
1er album d’un groupe composé de 5 jeunes ricains, Passion Pit est un groupe électro-pop style MGMT, on peux résumer ça comme ça.L’album est rempli de tubes : Make Light, Littles Secrets, The Reeling, Eyes As Candles, qui ne font que faire remonter le moral. Bref,un de ces disques fourre-tout électro-pop, mais chargé de sensations, de bonheur et d’exubérance.C’est une oeuvre marquante, énergique, et agréablement superficielle.
14. DM Stith : Heavy Ghost
ce nouveau venu sur la planète folk fait dans l’orfèvrerie musicale. Il a signé un opus saisissant, inventif et un rien torturé. Attention sa musique ne cherche pas la caresse ni la facilité . Non, son passage sur les oreilles laissera plutôt des marques de griffure ; quelque chose comme un pincement. On entre dès le premier titre dans un univers torturé, un songe imprévisible. Car DM Stith, vient de nulle part et ne cherche pas forcément à plaire. Mais il faut poursuivre l’écoute pour décoller. Une chose est sûre : on ne sort pas indemne de cette expérience musicale. Je confirme donc mon ressenti de janvier : c’est musicalement très beau et c’est une des découvertes à retenir de cette année.
15. La Grande Sophie : Des vagues et des ruisseaux
20 ans après ses débuts, La Grande Sophie sort son cinquième disque studio : “Des vagues et des ruisseaux”, un bel album, sans conteste. Pour cet opus, elle a tenu à explorer de nouveaux terrains et montrer une autre facette d'elle-même. Souvent on connaît La Grande Sophie énergique sur scène, avec une tendance rock'n'roll mais là on est dans quelque chose de plus personnel, de plus intime. Un rythme plus posé, plus langoureux, un son acoustique avec des tonalités très boisées. Un vrai virage !
16. ANTONY & THE JOHNSONS : The crying light
Le temps s'arrête une nouvelle fois quand on met le dernier album d'Antony And The Johnsons sur une platine... Instantanément, tout le monde se tait et cesse toute activité. L’ange descend sur terre pour nous parler et nous délivrer ses quelques messages. A la fois immensément sobre, d'une brillante noirceur et d'une virtuosité incomparable, The Crying Light tient toutes ses promesses, laissant l'auditeur que je suis tout retourné : avec une envie de se replonger dans l'insondable profondeur de ces morceaux miraculeux, de me laisser envahir par ces mélodies parfaites et mystiques.
17. Emilie Simon : The big machine.
Le dernier album d’Emilie Simon est certainement son meilleur. On pourra lui reprocher d’être un disque, gorgé de sons des années 1980, une pâle imitation de Kate Bush. Oui, oui…sauf que, non. C’est aussi un album brillant, un cocktail parfaitement dosé de mélodies fluides, de rythmiques et d'envolées vocales bien maitrisées (on ne sature pas). Vivifiant et pointu.
18. Grizzly Bear : Veckatimest
Une pop touffue, exigeante, subtile et ambitieuse. Ce n’est pas à la portée de tout le monde.
19. Regina Spektor : Far
La beauté du piano servie par le magnifique instrument qu’est sa voix, la grâce, les mélodies sont bien là. D’ailleurs, sans son piano, Regina Spektor s’étoufferait ! Elle le met encore en avant pour les besoins de cet album. Et ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre. Ici le clip officiel de son single
20. Izia : Izia
Parce qu’elle est jeune, parce qu’elle nous a tous mis une claque, parce qu’elle dégage une vitalité et un charisme exemplaires, parce que je l’ai vue en concert et parce qu’elle a bien voulu me signer un autographe avec un sourire ça comme, je me devais de la placer dans mon top 20.