Dans ce blog, je mets en ligne mes coups de cœur musique, cinéma, littérature et arts, des anecdotes de famille, des tranches de vie et quelques délires personnels. J’y mets aussi mes coups de gueule contre la politique actuelle, les aberrations sociales et toutes formes de discrimination ; mes points de vue sur des thèmes très vastes comme l'écologie, l'éducation, la religion, le monde culturel et les faits de société.
Pour deux mille douze, je veux moins de bouse et pas de blues, pas de piquouse et plus de flouze, plein de bonheur pour mes andalouses (ne soyez pas trop jalouses) et plus d’amour que dans une partouze. J’espère que deux mille douze sera aussi la chute de Sarko, ses douze salopards, ses bagouzes et son épouse. Et si comme annoncée la fin du monde débarque le vingt-et-un douze, j’irai avec ma clé de douze demander aux douze apôtres d’aller déboucher une douzaine de bouteilles de vin de Mulhouse en chantant Blue suede shoes. En attendant, il me reste encore douze huîtres à manger avant les douze coups de minuit. Vive 2012, vive les 12 mois de l’année, les 12 signes du Zodiaque et les 12 doigts de pieds.
L'album 14 (fourteen pour les connaisseurs) des Beatles??? Non? Dis-moi pas que c'est pas vrai! Et bien si si, c'est bien vrai. Un cadeau pour vous tous: le réel-vraiment-véritable-authentique dernier album des Beatles. Celui qui n'a pas pu voir le jour because Yoko Ono attendait la signature de Linda McCartney qui copulait joyeusement avec Eric Clapton dans le studio Abbey Road pendant que Ringo Starr essayait maladroitement d’imposer son étoile sur Hollywood Boulevard et que George Harrison, trop ému par le sort du Bangladesh en partie détruit par un cyclone en 1970, travaillait corps et âmes à la sortie du plaintif, douloureux et larmoyant SP Bangla desh. Bref, encore une histoire de sous, de coût et de cul, ou les trois en même temps. Linda n’étant plus la femme de Paul et Yoko, étant veuve de feu John, les deux malheureuses, touchées par la crise (de la musique, pas l’euro) ont décidé de publier le 14ème album des Beatles en 2011 pour célébrer le 40ème anniversaire de la séparation des Fab’four et se remplir une fois de plus les popoches grâce au fanatisme aveugle des millions de beatlemaniaques qui croient encore que les Beatles vont enfin se reformer pour un dernier concert gigantesque au profit des victimes de Fukushima. Voilà pour la petite histoire.
Une plaisanterie? Que nenni, rien de plus simple ! Y avait juste à imaginer quel aurait pu être le 14ème album des Beatles s’il n'y avait pas eu séparation définitive au début des années 1970. Une initiative mille fois pensée et réalisée par d’autres beatlemaniaques et que par nostalgie et plaisir (et aussi parce qu’en ce moment je n’ai qu’ça à foutre) j’ai décidé de conceptualiser ici. La fiche technique du cadeau:
Artiste ou Groupe : The Beatles. Inutile de les présenter. Album : 14. Car c’est le 14ème album studio. Pas très pertinent mais bon…14 aussi parce qu’il y a 14 titres. Tiens, ça commence à être cohérent…Auteurs/Compositeurs : des titres composés par Lennon, McCartney, Harrison et Ringo en solo. 5 titres pour Lennon, 4 pour McCartney, 4 pour Harrison et 1 pour Ringo Starr. Année : « édité » en 1971 car composé de titres sortis entre 1970 et 1971.Genre : Rock
Rappelez-vous, c’est pour le 21.12.2012 ! Sacrés Mayas ! On va tous mourir !
Bon, pour me calmer, je me dis que j’ai survécu à la chute de la station orbitale Mir le 11 août 1999, au bug de l’an 2000 et à l’orthogonalité de ma montre le 11/11/2011 à 11h11.Par conséquent, ça devrait le faire. En plus, Paco Rabanne fait moins flipper de nos jours. Mais les Mayas !!! C’est du sérieux ! Eux ? ils ne déconnent pas les Mayas !!! Ils ont dit le 21.Pas le 22.Pas le 20.Le 21.Merde !
Les crises économiques et climatiques actuelles sont autant de signes prémonitoires que j’ai les pétoches et que nous sommes dans la mouise. La fin du monde approche et je n’ai rien à me mettre ! Dans exactement 365 jours 13 heures et 03 minutes (pour être précis, cliquez sur 2012fin.com). En décembre en plus, quand ça caille, qu’il fait nuit tôt et que mon calendrier affiche 12. Douze, comme les 12 mois de l’année, les 12 coups de minuit, les 12 signes du Zodiaque, les 12 huîtres à table…Du coup, pour 2012, afin de finir ma vie avec dignité, honneur et rayonnement, j’ai pris 12 résolutions dont voici la première:
Le voilà enfin, mon Best of Albums 2011. Au total, 84 albums retenus sur les 100 ou 150 albums édités et écoutés en 2011. 83 sur lesquels je me suis penché. Sur ces 83, 40 m'ont intéressé vraiment. 25d'entre eux valent vraiment le coup et méritent qu'on s'y attarde. Enfin, dans ces 25 restants , figurent les 18 albums que j'ai le plus écoutés. Et puis il y a les 12 premiers, parce que ce sont les 12 que j'ai pour l'instant achetés. Cela ne veut point dire que ce sont les meilleurs de l'année, ça ferait très prétentieux.Cela veut simplement dire qu'ils sont 12 à avoir chez moi une identité physique, atemporelle et concrète sur mon étagère à cds, aux côtés des meilleurs albums de 2010, 2009, 2008, 2007 et les autres...
Je redécouvre le formidable Kaputtde Destroyer. Quand je dis « redécouvre », je pèse mes mots. Lors des premières écoutes, je n’avais pas été immédiatement séduit. Seul le premier titre Chinatown m’avait touché. A l'instar de John Grant sur son Queen of Denmark, en crooner indolent à la Neil Tennant (Pet Shop Boys) ou à la Mercury Rev, le prolifique DanBejar redonne une vertu neuve au soft rock moelleux des 70's en le mâtinant d'une touche 80's aux échos de Bryan Ferry et du Roxy Music soyeux d'Avalon.
A la fois apaisant, troublant et intrigant, Kaputt, loin de vouloir nous mettre KO, ambitionnerait plutôt de réenchanter le petit monde de la pop post 80's. Dès Chinatown, c'est à la confluence des années 80 et 90 que s'ancre d'emblée l'album avant même l'entrée en scène de ces rythmiques métronomiques et dansantes chères à New Order.
La recette est à peu près la même sur le single Kaputt, merveilleux single et véritable manifeste de cet hommage à un âge où la musique se contentait d'une atmosphère et de quelques touches discrètes pour évoquer le spleen des âmes solitaires ou des amoureux délaissés.
Un album groove, moelleux et soyeux, qui réhabilite le sax pop si cher aux 80’s.
Il n'y a sans doute que lui pour nous entraîner dans ses longs monologues un peu plaintifs, un peu ironiques, plus parlés que chantés, qui ont le don de toucher sans qu'on sache exactement pourquoi. Daniel Darc revient avec un album plus intense et cohérent que le précédent: La Taille De Mon Âme. Ni nouvelle chanson française, ni punk sur le retour, juste un chanteur à cœur ouvert. On l'aime pour ses urgences brûlées et brûlantes, la délicatesse de ses textes à nu.
A 52 ans, Darc chante la vieillesse, les filles apparues et les amis disparus. Il chante le destin, les hasards, la fatalité, l'espoir, la renaissance, l'amour. Malgré un ton assurément répétitif, l'ensemble dégage une clarté désespérée pleine d’élégance. Et plusieurs titres tapent dans le mille, aériens et puissants à la fois : My baby left me, très gainsbourien ou Vers l’infini, ode d'une douceur infinie aux amis disparus. Quelqu’un qui n’a pas besoin de moi rappelle Mickey 3D, son final au choix Maldororesque ou Morrisonien ouvre les portes d'un pénitencier aux chœurs façon Ennio Morricone. Un bel album. Bravo Daniel.
Y a t'il toujours sur la planète Blog, des volontaires et des curieux, des maniacs et des incultes, des habitués et des néophytes, des volontaires et des blasés, des obsédés et des sangs neufs, des intellos et des barbares, des fans et des sceptiques, des pointilleux et des rabats-joie, des trouble-fêtes et des rockeux, des hippies et des pompeux, des j'me la pète et j'la ramène, des studieux et des fêtards, des généreux et des stressés, des égoïstes et des open, pour dresser, commenter, critiquer, saluer ou descendre une fois de plus le Best of Albums 2011? Le genre de classement qui ne sert à rien mais qui empêche les plus gourmands de ne pas être passé à côté d'un album phare de l'année.
À l'ouest est un très beau texte qui pose le sens de l'existence humaine. Avec une écriture épurée, une économie de mots, Olivier Adam dessine trois personnages bouleversants de tristesse, de susceptibilité et de solitude. Antoine, presque adulte et encore lycéen, ne parvient pas à remplir sa vie, sombre dans l'errance ou dans les souvenirs d'enfance. Sa sœur Camille s'excuse presque d'exister. Elle trouve refuge dans le rêve, la prière ; elle préfère regarder le monde plutôt que d'y participer. Quant à leur mère, Marie, elle tente de vivre, d'élever ses enfants et de lutter contre la solitude.
C’est le deuxième livre de Olivier Adam, après Je vais bien, ne t'en fais pas. On est très loin de la qualité de ses plus récents ouvrages mais on le lit avec intérêt, plaisir et aisance.Je suis content, je peux dire aujourd’hui que « j’ai lu tout OlivierAdam ».
Derrière la chanteuse «marketée» authentique, une bataille de fans fait rage sur les pages Facebook des adultes redevenus adolescents. Moi, je l’ai découverte hier soir dans un clip diffusé sur M6. Impossible de rester de marbre. Iconinconnue totale. C'est pourtant l'une des artistes les plus tweetées, facebookées, recherchées et critiquées du mement. Les blogs et réseaux sociaux s'écharpent depuis des mois à son sujet, elle a des fans enamourés à travers le monde.
Elle s'appelle Lana Del Rey, a 24 ans et sa chanson s'appelle Video Games. Elle est réussie, vénéneuse, maniant avec habileté des orchestrations luxuriantes, un désespoir lancinant. La voix est chaude, suave, un poil sexy (à moins que ce soit sa bouche incroyablement pulpeuse, refaite à ce qu’on dit …). La vidéo, elle, est un montage d'images d'archives, salies, brouillonnes, montrant principalement des rues de Los Angeles, des starlettes, des skateboarders, des jeunes filles dansant dans l'herbe, et Lana elle même, se filmant elle-même avec sa webcam, boudeuse.
Son style fait mouche : un brin vintage, lunettes à la Lolita, mini-shorts et moues à la Marilyn, une clope extrafine à la main, un regard de biche, une bouche aussi fake que pulpeuse, vous obtenez le visage irréel et fascinant de Lana Del Rey. Pas de doute, "this is the girl" du moment. Ma chère Lady Gaga, t’as plus qu’à aller te rhabiller et pleurer dans les bourrelets de Cristina Aguilera ou les rides de Britney Spears. En plus elle a un physique de pin-up !Brrrrr…
Alors ? Lana, plutôt poupée markétée ou excellente chanteuse ? Ou les deux à la fois ? Le débat est lancé mais écoutez d’abord :